Les consommateurs se font de moins en moins de shampoings, notamment afin d’éviter d’abimer leurs cheveux. Une tendance lourde sur fond de développement durable.

Tous les coiffeurs vous le diront : se laver les cheveux quotidiennement est très nocif pour nos chevelures. Ainsi, on constate une tendance progressive des consommateurs à espacer de plus en plus leurs shampoings et/ou a les remplacer par des produits naturelles ou par de shampoings secs.

Plusieurs explication permettent de comprendre ce phénomène. En premier lieu, la vague bio/naturelle/vegan, issue du rejet de a société de consommation, comme l’explique Soline, une new-yorkaise de 30 ans :

«J’avais envie d’arrêter de donner de l’argent à des gens qui mettent n’importe quoi dans leurs produits. Je suis aussi fauchée et passer au bio coûte moins cher. Mon budget nettoyage a vachement baissé. Surtout que ce sont des formules très concentrées donc il n’y a pas besoin d’en mettre des tonnes. J’achète un shampoing solide tous les six mois. Et le fécule de maïs que j’ai acheté il y a un an, j’en ai encore pour un an.»

D’autres expliquent tout simplement  ce choix par la flemme, comme Marion, 29 ans qui se lave les cheveux , «sur une fréquence de dix à quinze jours». Elle se justifie ainsi :

«Une petite douche rapide peut prendre cinq minutes. Mais si je me lave les cheveux ça prend toujours une heure. C’est une grosse corvée. Ça donne froid à la tête, il faut passer du temps à les laver, les sécher… Du coup, j’attends qu’ils soient sales. J’ai l’impression de respecter plus le cheveu. J’attends qu’il me dise de le laver! Et ça permet aussi de s’émanciper du côté consumériste. Tant que ça ne démange pas et qu’ils ne sont pas d’aspect huileux, j’attends.»

Enfin, l’agression des cheveux par les produits chimiques reste la principale justification de ce phénomène. « C’est clairement du boycott des produits industriels en général, qui mettent la santé du consommateur en danger. […] ma motivation première a été ma santé dermatologique et capillaire », explique Justine, 24 ans.

 

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