La cocaïne, le crack et le gaz hilarant sont de plus en plus utilisés par par les Français. C’est le triste constat publié par l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Désormais 1,6% des 18-64 ans consomment régulièrement de la cocaïne, contre 1,1% en 2014. Cette évolution résulte des efforts des trafiquants pour la rendre plus accessible. De plus il y a eu une baisse des prix en 2017, après huit années de hausse. Par ailleurs, la cocaïne du marché présente des « taux de pureté sans précédent », en moyenne de 59% pour les saisies, soit un taux deux fois plus élevé qu’en 2014. « L’accroissement de l’offre a moins pour effet une augmentation des consommateurs qu’une augmentation de la consommation pour les consommateurs existants », explique Le Figaro.

La prise de crack – cocaïne transformée pour être fumée – s’implante chez les usagers socialement intégrés. Arrivé en France dans les années 1980, il fût un symbole de marginalité et de très grande précarité. Dans les années 2000 il commence à pénétrer les milieux favorisés sur une base de consommation de cocaïne.

Le rapport de l’OFDT déplore ainsi « une intensification des consommations d’usagers auparavant occasionnels, mais surtout de nombreux transferts d’usagers vers la cocaïne basée ». Ces transferts « déstabilisent les progrès effectués concernant la maîtrise des consommations et conduisent à des aggravations rapides des situations sociales et sanitaires, y compris chez des usagers insérés ou semi-insérés ».

Les drogues « dures » sont de plus en plus socialement acceptées. Elles concernent dorénavant les  « population socialement insérée, amatrice d’effets psychoactifs dans un cadre récréatif » et bénéficie d’une « banalisation des occasions d’usage, d’une diversification des produits consommés et, au final d’une intensification des consommations ».

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