Au printemps dernier, la région Occitanie lançait une vaste consultation citoyenne sur le thème de l’alimentation. L’initiative était soutenue par les agriculteurs, les restaurateurs, les transformateurs alimentaires locaux et de nombreuses associations citoyennes. Il s’agissait de « prendre la température » des habitants sur ces questions afin d’adapter le « Plan alimentation » régional à leurs attentes.

La modélisation du plan régional de valorisation de la production locale et de l’alimentation arrive à sa fin. 100 000 citoyens de la région ont participé à l’élaboration du Plan Alimentation qui va être soumis au vote du conseil du régional le 20 décembre prochain.

L’une des demandes récurrentes est que les agriculteurs soient accompagnés, s’ils le désirent, dans la transition de leur métier vers un mode de production plus vert (74 %), ainsi qu’un besoin de « protectionnisme » local qui doit inciter à l’achat de produit issu de la région en limitant l’importation de produits lointains alors qu’ils sont disponibles en Occitanie. « Nous avons la chance d’avoir une région qui produit de tout, si ce n’est les fruits exotiques. Nous sommes très peu dans ce cas en France », explique Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la région, en charge de l’agroalimentaire et de la viticulture.

En ce qui concerne la restauration collective, domaine qui est une compétence régionale pour les lycées, beaucoup aimeraient assister à la mise en place d’une cuisine « centrale » afin de « favoriser les échanges de produits entre les départements de la région ». « Dans les Hautes-Pyrénées, il y a très peu de fruit par exemple, mais pourquoi aller les acheter en Argentine alors qu’on en trouve dans le Tarn-et-Garonne ?», se demande Jean-Louis Cazaubon. Cette cuisine prendrait la forme d’une « organisation centralisée qui représentera un investissement de 10 millions d’euros », précise Carole Delga,  a présidente de la région.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here